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L'historique

Historique première partie : " Des prémices à la première édition en juin 2001"

Christian Charvy, ayant déjà participé à différentes 24 heures, rêve d'en proposer un dans sa commune de résidence. Début août 1998, il prépare un dossier sur ces possibles 24 heures avec la complicité de Ghislaine Bué.

Le 15 août, ils présentent cet avant-projet à Jean-Claude Bouyer, président de l'association de randonnée pédestre locale « Par Monts et par Vaux ». Jean-Claude propose à Christian de présenter ce projet aux membres du Ca de « Par Monts et par Vaux » lors de leur prochaine réunion en octobre.

Le 13 octobre 1998, Christian présente son projet aux 12 membres du Conseil d'Administration de « Par Monts et par Vaux » et leur propose de prendre en charge l'organisation de ces 24 heures.
Suite à la réticence de la majorité des membres du CA de « Par Monts et par Vaux » de l'organiser vu l'ampleur du budget prévisionnel prévu, Jean-Claude Bouyer propose de créer une association qui gèrera ces 24 heures et en assumera les finances mais « Par Monts et par Vaux » s'engage à fournir son soutien pour l'organisation et surtout pour « fournir » de nombreux bénévoles nécessaires lors de la manifestation.

Les 29 et 31 octobre 1998, élaboration du projet des statuts par Ghislaine Bué, Christian Charvy, Jean-Claude Bouyer et une petite nouvelle, Maggaly Poineau.

Le 24 novembre 1998, une réunion publique présente ces 24 heures aux présents et à la presse locale.

Le 12 janvier 1999 a lieu l'assemblée générale constitutive de l'association qui prend le nom de l'Empreinte.

Dès février 1999, Claude Trébuchet s'attaque à la programmation d'un logiciel de gestion des concurrents (inscriptions, classements, fiche individuelle de résultats, …).

Le 20 mars 1999, parution au Journal Officiel de la République française de la déclaration de constitution de l'association « L'Empreinte » dont le but est l'organisation de 24 heures de marche à Montguyon.

Le 18 mai 1999, une nouvelle réunion publique a lieu à la mairie de Montguyon pour présenter ces 24 heures.

Au cours du 2ème semestre 1999, de nombreux CA ont lieu afin de préparer la première édition des 24 heures de marche prévue les 24 et 25 juin 2000.

Le 25 février 2000, a lieu une réflexion sur l'opportunité d'organiser ces 24 heures suite à la tempête du 27 décembre 1999 en présence d'élus. Suite à ce débat riche en informations, le CA décide de reporter la première édition à l'année suivante (23 et 24 juin 2001).

Le 22 mai 2001, réunion de sécurité en présence de Madame la sous-préfète. Devant l'exigence démesurée de la commission notamment sur le circuit obligeant à un nombre très important de bénévoles, Christian en sort «démoralisé» et veut annuler les 24 heures.
Pour la 2ème fois, les 24 heures de marche de Montguyon ont failli être annulées et là de façon définitive.

Dans cette dernière semaine du mois de mai, c'est l'effervescence. Jean-Claude contacte une quarantaine de membres de Par Monts et par Vaux pour assurer notamment la sécurité sur le circuit : il répondent tous présents. Michel Nouet et Jean-Claude font un tour de circuit et décident du placement des signaleurs, de l'organisation du circuit. La première édition aura lieu.

Il nous reste un peu plus de trois semaines pour en assurer un déroulement convenable. Des réunions du Conseil d'Administration, des bénévoles, de l'équipe de soins, informelles, … finalisent l'organisation. Le 13 juin 2001, un nouveau tour de circuit où Michel et Jean-Claude expliquent à Christian et Nicole Dupuy l'organisation du circuit, permet de supprimer un  poste de signaleurs grâce à une idée lumineuse de Nicole.

Le 25 juin 2001 à 11 heures, un marron d'air éclate dans le ciel de Montguyon, libérant les 69 concurrents inscrits à ces premières 24 heures. Certains marcheurs de Par Monts et  par Vaux font aussi des factions de bénévoles. Le 26 juin 2001 à 11 heures, un nouveau marron d'air indique la fin de ces premiers 24 heures.

Lors de la remise des récompenses, Marc Butet, organisateur des 200 km de Bourges, et vainqueur avec son équipe des Tazons berruyers de cette première édition dit : « Sachez que nous organisons un 200 kilomètres à Bourges et nous participons à pas mal de ces manifestations et on a une petite expérience de ce type d'organisation, eh bien, à Montguyon, c'est du tout bon, l'organisation est parfaite ... ».

La remise des récompenses terminée, Nicole et Christian se congratulent en larmes afin de libérer cette tension accumulée depuis un mois mais heureux de la réussite de cette première édition...

 

Résumé de la première partie : cette mise en place des 24 heures fut parsemée de nombreux obstacles, mais vaillamment franchis par la toute petite équipe d'organisation et le succès de la première édition les a encouragés à persévérer.

 

Historique 2ème partie : de la 2ème édition en 2002 à la 10ème édition.

2002 : c'est «l'année émotion». Le nombre de marcheurs a doublé par rapport à l'année précédente mais l'événement majeur fut la participation de Pascal Dechipre, handicapé moteur à 80% à la suite d'un grave accident de la route et sa volonté de parcourir le plus de kilomètres possibles. Le dimanche matin, un peu avant 11 heures, terme des 24 heures, il est épuisé. L'équipe municipale de Montguyon ainsi que quelques bénévoles sont allés au devant de lui pour l'aider à terminer l'épreuve. « Alors, il s'est passé quelque chose d'émouvant : toutes les personnes présentes (marcheurs, bénévoles, spectateurs) se sont massées sur la fin du parcours pour lui faire la plus belle haie d'honneur. Il a tenu à effectuer les derniers mètres sans aucune aide mais, c'est porté par les ovations et les encouragements de la foule qu'il a terminé son dernier tour ». Quelle leçon de courage et de ténacité. Merci Pascal.

2003 : c'est «l'année confirmation» avec 200 participants. Notre partenaire Groupama alignait 5 équipes. La municipalité de Montguyon a terminé en 27ème position sur 41 équipes en lice. Cette année, les 24h de marche et la fête de la musique se sont mariés pour une grande soirée.

2004 : c'est «l'année des champions» avec la présence de Sylviane Varin, vainqueur du Paris Colmar, numéro 3 française de la marche d'endurance, de Jean-Claude Corre, sélectionné aux jeux Olympiques de Séoul. Nous avons eu l'honneur de la présence de Roger Quéméner, 7 fois vainqueur de Strasbourg-Paris (ancêtre du Paris-Colmar d'aujourd'hui). C'est aussi la première année ou un « aboyeur » (bénévole qui annonce au micro les numéros de dossards des concurrents qui passent devant lui à chaque tour) est présent au poste de pointage.

2005 : c'est «l'année du violent orage». Après 4 éditions avec un temps superbe, vers 4 heures, l'orage qui menaçait s'est approché du site. Les organisateurs arrêtent les concurrents. Michel et Jean-Claude partent sur le circuit pour avertir les signaleurs de l'arrêt momentané de l'épreuve, pensent-ils à ce moment là... Le vent se lève suivi d'un véritable déluge : c'est un mur d'eau qui s'abat sur la cité durant quelques minutes. Impressionnant ! 20 à 30 centimètres recouvrent l'aire d'arrivée, le stade. « La cohésion de l'équipe (organisateurs et pompiers), son sang-froid, sa capacité de réactivité ont permis d'éviter tout mouvement de panique et de gérer au mieux une situation qui avait des allures de catastrophe. D'ailleurs, les concurrents et leurs accompagnateurs ne tarissaient pas d'éloges, ayant été fortement impressionnés par le déploiement de moyens mis en œuvre pour leur apporter secours et réconfort ».

2006 : c'est «l'année des averses». André Lacroix, 6 fois champion de France en pentathlon moderne, 2 fois sélectionné aux jeux Olympiques (1948 à Londres et 1952 à Helsinki) participe à cette 6ème édition. A noter la participation en équipe des donneurs de sang. Deuxième victoire en individuel homme de Gilles Letessier et d'Isabelle Chaigne en individuelle femme.

2007 : c'est «l'année de tous les records» : record de participants et présence de grandes pointures du fond : notre double vainqueur Gilles Letessier, le russe Alexei Rodianov, Pascal Bunuel, Dominique Bert, Jean-Paul Spieser, Claudine Anxionat, … et notre local, Pascal Kieffer. Au niveau local, participation de 2 équipes des donneurs de sang, d'une équipe des établissements Bastère, de 2 équipes municipales du Fouilloux, de 2 équipes du GEDAR, d'une équipe de Boscamnant et de plusieurs équipes de l'association « Par Monts et par Vaux ». Troisième victoire de Gilles Letessier avec 185,260 km , record en individuel homme et troisième victoire d'Isabelle Chaigne qui établit le nouveau record en individuelle femme avec 144,740 km.

2008 : c'est l'année « festival de cannes(*) ». Pourquoi « festival de cannes » ? Tout simplement parce que les organisateurs (l'Empreinte et Par Monts et par Vaux) avaient eu l'excellente idée de recouvrir le petit pont de bois qui enjambe le « Font-Croze » d'un splendide tapis rouge ! Par mesure de sécurité, interuption de l’épreuve pendant 1h 15mn au milieu de la nuit (violent orage). Participation au niveau local de 2 équipes formées par le personnel de l'hôpital de Boscamnant, deux équipes du Fouilloux, deux équipes des donneurs de sang, des équipes de Cercoux, de Saint-Aigulin, d'Orignolles, de la Genétouze, de Saint Martin d'Ary, …

2009 : C'est une nouvelle victoire pour Gilles Letessier : sa quatrième en 4 participations. Chez les femmes, c'est notre voisine de Charente, Jocelyne Bouillaud, organisatrice de la Mosnacotoise qui remporte l'épreuve en individuelle femme.

2010 : c'est la 10ème édition avec un superbe spectacle « Son et Lumière » offert par la commune de Montguyon. Le P'tit Journal des 24 heures de marche de juin 2010 avec la première et dernière page en couleur et un article sur l'historique des 24 heures de marche de Montguyon « des prémices à la première édition 2001 ». Cinquième victoire de Gilles Letessier en individuel homme. Deuxième victoire de Sylviane Varin en 2 participations en individuelle avec le nouveau record de l'épreuve avec 158,224km.

Durant toutes ces éditions des 24 heures de marche, n'oublions pas les bénévoles qui sont plus d'une centaine pour encadrer cette manifestation : les signaleurs sur les 7 postes du circuit, les pointeurs au poste de comptage, les personnes aux postes de ravitaillement, à la préparation et au service des repas, le personnel médical (médecin, masseurs kinésithérapeutes, ostéopathes, infirmiers, podologues), tous au service des concurrents sans oublier les quelques organisateurs qui œuvrent tout au long de l'année à la réussite de cette manifestation.

Un grand merci à Marie-Christine Ménier pour ses articles parus dans la Haute-Saintonge de 2002 à 2008 qui ont largement inspiré cette 2ème partie de l'historique des 24 heures de marche de Haute-Saintonge.


  • cannes : mot d'argot qui désigne les jambes.